La cité portaise : Arts et Traditions

La cité portaise est, de longue date, connue ou reconnue pour ses liens avec l'art pictural ou bien encore l'art cinématographique. Elle fait par ailleurs figure de proue en matière de traditions maritimes : des traditions ancrées dans la mémoire locale et qui se dévoilent au grand jour ! L'art de cuisiner les produits de la mer en fait partie (bas de page).

 

Le temps des peintres

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Au 19e siècle, les paysages de Port en Bessin - Huppain ont attiré et inspiré de nombreux peintres parmi lesquels Paul Signac et Georges Seurat, deux artistes du mouvement néo-impressionniste plus connu sous le nom de "pointillisme".

Signac est un excellent marin de haute mer, et affectionne tout particulièrement les paysages liés à l'univers maritime. En 1884, il rencontre Seurat, auquel il confiera sa palette de couleurs lumineuses. En échange, celui-ci l’initiera à la technique du pointillisme...

Sur les conseils de son ami Signac, Seurat réside à Port-en-Bessin durant l’été 1888. Lors de ce séjour, il réalisera 6 marines, exposées en 1889 à Bruxelles puis conservées aujourd’hui dans de prestigieux musées.

Les guides-médiateurs du Centre culturel municipal vous proposent de découvrir les paysages de Port-en-Bessin figés sur les toiles de ces deux illustres artistes et vous invitent ainsi à un "voyage dans le temps"... Pour en savoir + sur les visites proposées : cliquez ici.

 

 

Place au cinéma !

Les raisons pour lesquelles de nombreux films ont été tournés en Normandie et plus particulièrement à Port-en-Bessin-Huppain sont nombreuses. Si la proximité de Paris joue en faveur du littoral normand, les falaises et le port de pêche de la cité portaise constituent par ailleurs un fort attrait.

C'est ainsi que « La Marie du Port » a été écrit en 1937 à l’Hôtel de l’Europe. Puis les acteurs Gabin, Carmé et Simenon ont laissé leurs empreintes sur les pavés de la cité portaise lors du tournage en 1949.

« Le jour le plus long », réalisé en 1962 sous la direction de Darryl F. Zanuck pour figer à jamais le déroulement du débarquement allié sur les côtes normandes, a privilégié Port-en-Bessin pour le tournage de certaines séquences. Ainsi, la prise du casino de Ouistreham a été reconstituée à Port-en-Bessin. On retrouve encore aujourd’hui quelques traces de ce tournage sur le fronton du bazar...

« Un singe en hiver » réalisé en 1962 par Henri Verneuil, avec Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo dans les rôles principaux, s’est imposé dans le décor naturel de la cité portaise.

En 1972, "Maigret" s’invite à Port-en-Bessin. La télévision tourne plusieurs scènes du « port des brumes » dans la commune.

En 1976, deux films sont tournés en partie à Port-en-Bessin-Huppain. Il s’agit de « Dracula, père et fils » d’Edouard Molinaro et de « La dentellière » de Claude Goretta.

En 1992, le film « A Foreign Field (Les vétérans) », réalisé par Charles Strurridge, met en scène Jeanne Moreau, Géraldine Chaplin, Laureen Bacall, Alec Guiness et John Randolf.

En 1998, « La mort du Chinois », avec José Garcia dans le rôle principal, anime le centre-ville.

affiche angele et tony

En 2010, Alix Delaporte tourne un long métrage "Angèle et Tony" « (voir la bande annonce), une jolie fable sur la quête du bonheur, qu’on soit une jeune maman paumée au bord de la rupture sociale, ou un pêcheur normand confronté à une crise économique sans issue et dont le père est disparu en mer...

Clotilde Hesme, Grégory Gadebois, Evelyne Didi sont les acteurs principaux qui ont partagé avec de très nombreux figurants portais, les secrets des préparatifs de la Bénédiction de la mer (voir chapitre suivant) et la vie quotidienne lors de la débarque du poisson ou la vente directe sous la halle. 

Le film a obtenu plusieurs prix, dont celui du Meilleur Premier Film Français (décerné par le Syndicat Français de la Critique en 2012) ; les César du Meilleur espoir masculin et le César du Meilleur espoir féminin ayant par ailleurs été attribués à Clotilde Hesme et Grégory Gadebois.

 

 

Port en Bessin - Huppain perpétue les traditions

Depuis fort longtemps, l’activité halieutique rythme la vie de la cité portaise et contribue à son identité et à son authenticité ; elle est par ailleurs intimement liée aux rites maritimes.

Ainsi, depuis 1908, le monde de la pêche perpétue à Port-en-Bessin-Huppain un rendez-vous dénommé « Bénédiction de la mer ». Il s’agit d’une manifestation d’envergure qui constitue, tous les 5 ans, un temps fort de la vie de la cité, à la fois solennel et festif.

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Si la Bénédiction de la mer est, depuis sa création, placée sous le signe d’une tradition cultuelle visant à raviver la mémoire des marins disparus par le biais d’un cérémonial religieux immuable, elle est devenue au fil du temps un véritable rendez-vous par la mise en place d’animations diverses et variées qui répondent à l’attente d’un public toujours plus nombreux !

Ainsi, depuis des générations, les Portais s'affairent, plusieurs mois à l'avance, à préparer la traditionnelle "Bénédiction de la Mer". Et depuis 1908, les évêques de Bayeux-Lisieux embarquent sur l'un des chalutiers portais pour bénir la mer, les équipages et rendre hommage aux péris en mer.

En 2013, la génération actuelle de Portais n'a pas failli à la tradition, et l'esprit de la fête aura été parfaitement respecté, conformément à ce que les anciens ont légué. Grâce à la mobilisation très active, enthousiaste et conviviale des habitants, les rues, les quais et les chalutiers auront été métamorphosés le temps d'un week-end puisque parés de milliers de fleurs en papier... Pour revivre en images l'édition 2013, cliquez ici.

 

vente coquilles criee

Depuis novembre 2003, le temps d’un week-end, Port-en-Bessin-Huppain célèbre " la coquille St-Jacques". La manifestation, désormais bien connue sous le nom "Goût du Large", est un rendez-vous annuel dédié aux produits de la mer. 

Avec le "Goût du Large",  la cité portaise a su trouver "sa" fête, une fête qui assure la promotion des la coquille St-Jacques et des produits de la pêche normande, une fête qui réunit les habitants, les pêcheurs et leurs familles, les autres professionnels de la filière "pêche", les commerçants, les associations, la SNSM, les chorales locales,...

Lors de la 10e édition, en novembre 2013, le "Goût du Large" a connu une fréquentation exceptionnelle : les visiteurs se sont pressés vers la criée où avait lieu la traditionnelle vente de produits de la pêche normande, mais aussi vers les espaces de démonstrations culinaires animées par cinq grands chefs des "Toques Normandes", vers le salon du livre et autres nombreux stands présents sur les quais. Et comme à l’accoutumée, les files d’attente se sont formées pour les dégustations de Saint-Jacques préparées par les femmes de pêcheurs. Le village « enfants » a également conquis le public par la diversité des ateliers proposés : confection de nœuds marins, maquillage, peinture sur modelage, etc.

Pour ce week-end des 9 et 10 novembre, l’incontournable festival musical, rebaptisé à l’occasion de la 10e édition « Musique sous les embruns », a pris place sous chapiteau, pour proposer 6 concerts aux résonances celtiques. La musique et le chant étaient également dans les rues avec les chorales portaises, un bagad normand et un groupe de cornemuses et percussions écossaises. Expositions, conférence et visites guidées ont complété le programme mettant à l’honneur, comme il se doit, la fameuse coquille Saint-Jacques ! Pour revivre en images cette dernière édition du "Goût du Large", cliquez ici.

 Cuisiner les produits de la mer :